Québec compte près de 30 escaliers permettant le lien entre ce qu'on appelle toujours ici la Haute-ville et la Basse-ville. Chacun d'eux a une personnalité et une histoire propres. Partez à leur découverte!

Escalier du Faubourg

Escalier du Faubourg (99 marches)

Aussi appelé par les gens du quartier «escalier Sainte-Claire» ou « escalier du Soleil », l'escalier du Faubourg fut d'abord construit en bois avant 1858, puis reconstruit en fer en 1889. Le visage actuel de l'escalier du Faubourg date de 1931. Aux yeux de l'historien de Cap-aux-Diamants, Yves Beauregard, cet escalier sur trois paliers est «le plus gracieux, le plus aérien». Du haut de celui-ci, vous aurez une vue splendide sur le quartier Saint-Roch et les Laurentides. À remarquer : le visage du maire de l'époque (1882-1890), François-Charles-Stanislas Langelier, est intégré dans l'arche de fer qui orne l'escalier.

Escalier Lépine

Escalier Lépine (118 marches)

Construit en bois en 1857, il fut par la suite démoli, puis reconstruit en fer en 1883. Nommé officiellement «Lépine» en 1986 — du nom de l'entreprise funéraire voisine — cet escalier est sans contredit l'un des plus beaux de Québec. Ses arches en fer forgé finement travaillées à ses deux extrémités sont ornées d'emblèmes floraux. Elles portent également les noms des notables qui ont rendu sa construction possible. Notez que l'arche que l'on retrouve au bas de l'escalier Lépine est l'originale, contrairement à celle du haut qui est une copie.

Certains affirment qu'en dévalant l'escalier, on pouvait assister à un spectacle étrange à l'époque. Dans la cour arrière de l'entreprise et à l'extérieur, on lavait les morts récents à grande eau. Vérité ou légende urbaine?

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Escalier du Casse-Cou

Escalier du Casse-Cou (59 marches)

L'escalier du Casse-Cou, qui relie la côte de la Montagne à la rue du Petit-Champlain, a été construit en 1635. Il est donc le plus vieil escalier de la ville. Dès 1660, il apparaît sur un plan de ce hameau qu'allait devenir Québec. L'escalier a été restauré depuis, dont en 1889 par Charles Baillargé, architecte et ingénieur de la ville. Les gens du quartier l'ont baptisé Casse-Cou en constatant la pente raide qu'offre cet escalier.

Escalier du Cap-Blanc

Escalier du Cap-Blanc (398 marches)

L'escalier le plus long de Québec a été fabriqué en bois en 1868. Il permettait à cette époque à la population ouvrière du quartier Cap-Blanc de se rendre à pied à leur travail, dans les usines de munitions des Cove Fields qui étaient situées jadis sur l'emplacement des Plaines d'Abraham.

L'escalier a été refait maintes fois puisqu'il est fixé à une paroi rocheuse propice aux éboulis. Il est aujourd'hui aménagé avec des paliers pour permettre aux usagers de reprendre leur souffle. Malgré cela, ce mobilier urbain est un véritable défi pour les joggeurs et autres athlètes qui veulent tester leur forme physique.

Escalier de la Pente-Douce (133 marches)

Cet escalier a été nommé ainsi en hommage à l'œuvre de Roger Lemelin, auteur québécois qui publia en 1944 son premier roman intitulé « Au pied de la pente douce ». L'histoire, inspirée de la vie quotidienne et des personnages pittoresques de son quartier natal, Saint-Sauveur, suscita un vif débat dans la société québécoise.

Escalier Charles-Baillairgé (35 marches)

C'est en 1980 qu'on nomme un escalier en l'honneur de Charles Baillairgé, architecte et ingénieur de la ville de Québec de 1866 à 1899. On lui doit de nombreuses structures faisant maintenant partie du patrimoine de la ville... dont plusieurs escaliers. Anciennement connu sous le nom de « escalier Buade », il fut restauré de façon remarquable, basé sur les plans de 1893 de Baillairgé lui-même. On l'emprunte à l'Impasse du Chien d'Or, au coin de la rue Buade dans le Vieux-Québec et il nous mène à la côte de la Montagne. De là, les visiteurs peuvent admirer ses environs remplis d'histoire, dont le parc Montmorency, la rue des Remparts et le Séminaire de Québec.

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