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Chroniques touristiques
Un festin pour les sens!
Québec, gastronomique en toutes saisons
À Québec, chaque repas est prétexte à une découverte culinaire Bien que la ville de Québec soit souvent qualifiée de capitale gastronomique de l’Amérique du Nord, on pourrait aussi lui décerner les titres de capitale de la bonne chère sans prétention, capitale des cafés-terrasses, capitale des bistros, capitale des vins et fromages… C’est que le bien manger à Québec fait tout simplement partie des plaisirs de la vie et est l’une des meilleures raisons pour lesquelles on séjourne dans la région.
Le choix de restaurants est étonnant à Québec. Si un établissement affiche complet ou si son menu ne correspond pas à l’appétit du moment, il suffit d’aller à la porte suivante. L’arrondissement historique du Vieux-Québec compte à lui seul plus de cent restaurants. Les spécialités françaises et québécoises ont la faveur, bien qu’une diversité de tables ethniques s’offre aussi aux amateurs.
La cuisine traditionnelle québécoise La cuisine typique du Québec s’inspire des copieux plats campagnards que nos grands-mères cuisinaient selon des recettes transmises de génération en génération. Parmi les favoris, on retrouve la tourtière, avec sa pâte feuilletée et sa garniture à la viande assaisonnée à souhait. Les ragoûts et bouillis longuement mijotés font également fureur, avec leurs bons légumes du jardin et leur onctueux bouillon. Quant aux cretons, une tartinade de porc bien québécoise s’apparentant quelque peu aux rillettes, ils ravissent tous ceux qui y goûtent, particulièrement sur du pain grillé le matin. Et qui saurait résister à la succulente tarte au sucre de nos aïeux?.
Le temps des sucres La cuisine québécoise se savoure en toute saison, mais est particulièrement à l’honneur au printemps, lorsque l’eau d’érable commence à couler et que les « cabanes à sucre » se mettent en branle pour fabriquer le divin sirop. Fidèles à leurs traditions, les Québécois affluent en famille et entre amis chez l’habitant pour festoyer et célébrer le bon « temps des sucres ».
Comme leur nom l’indique, les cabanes à sucre sont de rustiques constructions de bois érigées dans les érablières, où l’on fait lentement bouillir l’eau d’érable dans d’immenses cuves jusqu’à l’obtention d’un chatoyant liquide doré. Le sirop d’érable vient alors agrémenter un festin, servi dans une salle commune aménagée à même la cabane, où les convives en versent sur à peu près tous leurs plats : fèves au lard, saucisse, œufs, crêpes et bien d’autres spécialités régionales. Ensuite, tous se rassemblent à l’extérieur pour déguster la « tire d’érable », reine des sucreries, qu’on obtient en versant du sirop réduit et bouillant sur de la neige fraîche. Lorsque le sirop commence à figer, on l’enroule sans façon sur un bâtonnet de bois… et on déguste. Enfin, pour dépenser son trop-plein d’énergie, il n’y a rien comme les gigues et les danses carrées d’antan exécutées au son de violons endiablés!
Bien entendu, la cuisine québécoise a aussi la faveur lors des grands rassemblements familiaux entourant les fêtes de Noël et du Nouvel An. Mais on peut la découvrir à longueur d’année dans les innombrables cabanes à sucre de la région de Québec ainsi que dans certains restaurants, notamment Aux Anciens Canadiens, situé dans le Vieux-Québec, qui propose ses spécialités dans un authentique décor du XVIIIe siècle.
La révolution gastronomique des temps modernes Aujourd’hui cependant, Québec a bien plus à offrir que sa cuisine traditionnelle. Depuis les années 1930, la scène culinaire québécoise a subi d’étonnantes transformations. De jeunes chefs ambitieux débarquant de France et d’Italie y ouvrirent successivement de nouveaux restaurants. Bientôt, la ville fut parsemée de tables haut de gamme, se surpassant toutes les unes les autres.
Les Québécois succombèrent immédiatement aux mets raffinés que leur offraient ces établissements et les fréquentèrent assidûment en nombre sans cesse croissant. Encore aujourd’hui, les statistiques démontrent que les Québécois vont au restaurant plus souvent que les autres Canadiens et dépensent davantage pour ce faire.
L’avènement de la nouvelle cuisine, façon Québec La demande locale étant constamment en hausse, les restaurateurs et l’industrie agroalimentaire ne manquèrent pas de suivre le courant. Des collèges commencèrent à offrir de nouveaux programmes pour les chefs en devenir, les fermiers de la région diversifièrent leur production, tandis que les clients en quête de nouvelles saveurs poussaient toujours davantage les restaurants à atteindre de plus hauts sommets en matière de créativité et de qualité.
En conséquence, l’agrotourisme connaît depuis quelques années une forte expansion dans la grande région de Québec, tandis que des acteurs nouveau genre prêtent leurs talents à la scène culinaire locale : des producteurs laitiers concoctant des fromages fins dignes des plus réputés de ce monde; des producteurs de vin et de cidre ouvrant leurs installations au public; des éleveurs versant dans des spécialités comme le canard, le sanglier, le faisan, le caribou, l’émeu, l’autruche, la pintade et le populaire agneau de prés-salés; des agriculteurs offrant des fruits et légumes de culture biologique ainsi que des denrées rares, comme les têtes de violon; sans oublier les boulangers, pâtissiers, chocolatiers et autres innovateurs des temps nouveaux.
Des chefs primés Le Québécois Daniel Vézina, grand chef au talent maintes fois récompensé, symbolise le nouveau mouvement gastronomique en cours avec ses subtils mariages de saveurs et d’ingrédients issus des récoltes et arrivages propres à chaque période de l’année. Son restaurant, Le Laurie-Raphaël, partage avec quelques autres privilégiés le sommet du classement des meilleures tables du Québec.
Le talentueux Jean Soulard, qui prête ses services au Fairmont Le Château Frontenac, a remporté une médaille d’or à l’issue du concours annuel de livre de recettes de Cuisine Canada, avec son ouvrage intitulé Naturellement Québec. Il a également reçu d’innombrables prix grâce à ses somptueuses créations servies dans l’incomparable salle à dîner de l’hôtel au décor d’un siècle passé.
Le restaurant Le 47e Parallèle peut se targuer d’avoir un copropriétaire qui est aussi le chef pâtissier. Jean-Luc Piquemal est le seul chef québécois à être membre de la célèbre Équipe culinaire canadienne qui représente le Canada dans toutes les grandes compétitions culinaires mondiales. Aux Jeux olympiques culinaires 2004 qui ont eu lieu en Allemagne, il a remporté une médaille d’or en pâtisserie, un exploit unique dans les annales du Québec.
Les honneurs pleuvent aussi sur le restaurant Le Saint-Amour. Jean-Luc Boulay vient d'être élu chef cuisinier de l'année pour la troisième fois consécutive par le chapitre de Québec de la Société des chefs, cuisiniers et pâtissiers du Québec.
Le goût du Québec… prêt-à-emporter Le Festival de la gastronomie de Québec/Coupe des nations, tenu conjointement avec la foire agricole Expo-Québec, constitue une excellente occasion pour les visiteurs de goûter et de se procurer différentes spécialités régionales. Ce dernier présente une compétition culinaire mettant en vedette les meilleurs chefs de la région. Enfin, une tournée gastronomique de la ville ne saurait être complète sans un arrêt au Marché du Vieux-Port de Québec, ouvert à l’année, et à l’une des innombrables épiceries fines et boutiques spécialisées qui parsèment la ville et les environs.
Pour information :
Médias à l’extérieur du Québec : Richard Séguin, (418) 641-6654, poste 5421, richard.seguin@quebecregion.com
Médias du Québec : Sylvie Walter, (418) 641-6654, poste 5482, sylvie.walter@quebecregion.com.
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